Source AFPTournoi des six nations de rugby: le pays de Galles, un exemple à suivreven 03 fév, 16h43

PARIS (AFP) - Le Tournoi des six nations de rugby, qui débute samedi, cherche un successeur au pays de Galles, dont le jeu enchanteur avait enflammé l'édition 2005 mais aussi suscité quelques vocations parmi les équipes désireuses de rompre l'hégémonie de l'Angleterre et de la France.
France ou Angleterre? Angleterre ou France? Entre 1995 et 2004, le Tournoi n'a échappé aux deux nations majeures du rugby européen qu'à une seule reprise, en 1999 (Ecosse). L'an dernier, les Gallois, auteurs d'un Grand Chelem mêlant labeur, lors de la victoire face à l'Angleterre, et allégresse, au soir du triomphe sur l'Irlande, ont réédité la performance.
Mais à Cardiff, ouverte à tous les excès libératoires chaque fin de semaine, le réveil a été pénible. Accablés par les blessures, les Diables Rouges ont été balayés par les All Blacks en novembre (41-3), puis concassés par les Springboks (33-16). Avant de s'offrir un peu d'espoir aux dépens de pauvres Australiens, battus (24-22) au Millénium.
Que reste-il du pays de Galles, toujours handicapé par les blessures (Cockbain, R. Jones, Shanklin, Charteris, Morgan, J. Thomas) et la suspension pour les deux premiers matches du Tournoi du centre Gavin Henson? Un gros point d'interrogation, qui sera levé dès samedi face à l'Angleterre à Twickenham. Car le XV de la Rose, qui semble enfin avoir digéré son titre mondial de 2003, rumine sa revanche après un Tournoi 2005 catastrophique, conclu sur trois défaites face au pays de Galles, la France (à Twickenham) et l'Irlande.
Les Anglais possèdent d'ailleurs quelques atouts de taille, et d'abord un pack d'airin, qui a posé de grosses difficultés aux All Blacks en novembre, finalement victorieux (23-19). Le retour de l'emblématique troisième ligne Lawrence Dallaglio, sorti de la retraite internationale dans laquelle il s'était plongé après le sacre mondial de 2003, devrait même apporter un zeste d'expérience, capital dans les situations serrées.
En revanche, les Anglais sont toujours à la recherche d'attaquants de talent, susceptibles de profiter du travail des avants.
L'emblématique Jonny Wilkinson, absent de la scène internationale depuis son drop victorieux en finale du Mondial 2003, n'a toujours pas été remplacé, notamment dans le domaine du jeu au pied par sa "doublure" Charlie Hodgson, alors que la paire de centre Noon-Tindall est loin de présenter des garanties de complémentarité. Enfin, les lignes arrières, grand chantier d'Andy Robinson, sont orphelines des crochets déroutants de Jason Robinson.
Bien avancé dans son opération reconstruction, le XV de la Rose qui, après la visite des Gallois se déplacera en Italie et en Ecosse, bénéficiera d'un calendrier favorable jusqu'au match au sommet du Tournoi, face à la France, le 11 mars à Saint-Denis.
Le XV de France constitue d'ailleurs le favori logique du Tournoi. D'abord en raison d'une année 2005 plutôt réussie, ponctuée notamment par une deuxième place dans le Tournoi, avec au passage un succès à Twickenham, et surtout deux victoires convaincantes face à l'Australie et l'Afrique du Sud en novembre.
Les Français, qui récupèrent leur capitaine Fabien Pelous et l'ailier Christophe Dominici, suivront eux aussi une progression linéaire jusqu'aux retrouvailles avec les Anglais, puisqu'ils affronteront successivement l'Ecosse, l'Irlande et l'Italie.
La course d'obstacles vers la victoire finale, ou vers un troisième Grand Chelem consécutif une année paire (après 2002 et 2004), s'achèvera le 18 mars au pays de Galles.
A l'inverse, les Irlandais, deuxièmes du Tournoi en 2003 et 2004, auront le désavantage de se déplacer chez les deux "gros", en France le 11 février, puis en Angleterre le 18 mars.
Qu'importe le calendrier! Au diable les déroutes face à la Nouvelle-Zélande (45-7) et à l'Australie (30-14) en novembre! Le XV du Trèfle, qui enregistre le grand retour de son capitaine Brian O'Driscoll, compte s'inspirer de l'exemple des Gallois en 2005 pour brouiller le grand jeu des favoris.
Loin des ambitions légitimes entretenues pour les autres nations, l'Italie et l'Ecosse chercheront avant tout à remporter "le" match qui les opposera lors de la dernière journée, le 18 mars à Rome. Mais qui sait? La Squadra Azzurra et le XV du Chardon candidats presque déclarés à la dernière place pourront eux aussi invoquer l'exemple du pays de Galles, qui avait terminé avec la "Cuillère de bois" en 2003. Deux ans avant de réussir un rafraîchissant Grand Chelem en 2005!
le calendrier
. Samedi 4 février
(13h30) Irlande - Italie
(15h30) Angleterre - Pays de Galles
. Dimanche 5 février
(15h00) Ecosse - France
. Samedi 11 février
(13h30) France - Irlande
(16h00) Italie - Angleterre
. Dimanche 12 février
(15h00) Pays de Galles - Ecosse
. Samedi 25 février
(14h00) France - Italie
(17h30) Ecosse - Angleterre
. Dimanche 26 février
(15h00) Irlande - Pays de Galles
. Samedi 11 mars
(13h30) Pays de Galles - Italie
(15h30) Irlande - Ecosse
. Dimanche 12 mars
(15h00) France - Angleterre
Samedi 18 mars
(13h30) Italie - Ecosse
(15h30) Pays de Galles - France
(17h30) Angleterre - Irlande
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"Above all, I would like to be remembered as a man who built up a family of people who could hold their heads high and say: We are Liverpool."
Bill Shankly